Pleins feux sur 40 ans
Œuvres de la Banque d'œuvres d'art du Conseil des arts du Canada
Directrice de la Banque, Victoria Henry, présente Son Excellence le très honorable David Johnston, Gouverneur général du Canada, l’œuvre de Jérôme Fortin dans l’exposition Pleins feux sur 40 ans.
Du 27 au 30 septembre 2012, plus de 650 personnes sont venus voir l’exposition spéciale célébrant le 40e anniversaire de la Banque d'œuvres d'art Pleins feux sur 40 ans : Œuvres de la Banque d'œuvres d'art du Conseil des arts du Canada. Nos invités ont eu l’occasion de parcourir 40 ans d’art contemporain canadien, ont découvert notre collection en tirant nos présentoirs remplis d’œuvres et ont discuté avec le personnel de la Banque.
Nous espérons que vous avez pu visiter notre porte ouverte. Sinon, faites défiler vers le bas pour voir les commentaires de nos invités, des photos de la célébration du 40e et la présentation virtuelle de l'exposition spéciale.
Voir d'autres photos sur Flickr et notre vidéo sur YouTube
Voici quelques commentaires de nos invités:
Émouvant!
C'était comme une marche dans le passé - Merci!
Une trés belle exposition. Merci pour nous ouvrir vos portes. On souhaite revenir pour d'autres expos.
Incroyable le nombre d’œuvres d’art canadiens. Bravo pour le travail de conservations.
J'ai beaucoup aimé découvrir différent styles et artistes. C’était toute une expérience.
Nos invités parcourent les années 90 d'œuvres d'art contemporain canadien
Nos invités regardent les œuvres sur notre base de données et sur les présentoirs
À propos de l'exposition:
Depuis 40 ans, la Banque d’œuvres d’art du Conseil des arts du Canada collectionne les œuvres des meilleurs artistes canadiens de notre époque. Avec plus de 17 000 œuvres créées par quelque 3 000 artistes, la Banque est devenue l’une des plus vastes collections d’œuvres d’art contemporain canadien au monde.
En planifiant de célébrer le 40e anniversaire de la Banque avec cette exposition de 40 œuvres d’art, il nous tardait de découvrir comment les œuvres de la collection allaient retracer l’histoire, l’évolution et les influences de quatre dernières décennies d’art canadien et illustrer les changements survenus au sein de la société canadienne.
L’identité s’impose comme le fil conducteur de cette exposition : de nombreux artistes évoquent l’origine même de leur propre expérience. Les œuvres témoignent du génie humain, d’une imagination fertile, des lieux et du sentiment d’appartenance qu’elles expriment et, aussi, d’un délicieux sens de l’humour.
Chaque œuvre nous met au défi d’aller au-delà de la surface de la texture, de la couleur, de la lumière et de la beauté des scènes et des objets et de découvrir l’intention de l’artiste. Nous vous invitons à relever ce défi alors que vous parcourrez 40 années d’art contemporain.
Représentant 1972, 1973, 1974, 1975, 1976, 1977, 1978, 1979, 1980, 1981, 1982, 1983, 1984, 1985, 1986, 1987, 1988, 1989, 1990, 1991, 1992, 1993, 1994, 1995, 1996, 1997, 1998, 1999, 2000, 2001, 2002, 2003, 2004, 2005, 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012:
L’œuvre Becoming Laura est emblématique tant sur le plan de la commémoration par le Canada de la guerre de 1812 que sur le plan des détails ironiques de cette estampe de grand format. Meryl McMaster, elle-même descendante des Premières nations, personnifie à la fois les côtés autochtone et non autochtone des alliés alors qu’elle marche dans la nuit pour avertir d’une attaque imminente. L’ombre de Laura fait référence à la façon dont les portraits étaient créés au début du 19e siècle. La disposition des fleurs sauvages et des herbes, la superposition de mots et l’écran semblable à de la gaze ajoutent au drame théâtral de la lutte et de la détermination à réussir.
Meryl McMaster, récemment diplômée de l’Ontario College of Art and Design, vit et travaille à Ottawa.
Aidan Urquhart, New Canadian Cabin Series #2, 2011
L’œuvre New Canadian Cabin Series #2 a été inspirée par la participation d’Aidan Urquhart au festival d’art de North Bay, Ice Follies 2010. Dans cette œuvre, l’artiste jumelle la cabane, symbole du Canada, à d’autres références au paysage intéressantes sur le plan visuel. « Mon œuvre est une célébration de la surabondance d’information et de l’exploitation positive de cette énergie. » (Aidan Urquhart)
Aidan Urquhart est né à London, en Ontario, où il continue de vivre et de travailler.
Alain Paiement, Arrangement According to Nature (Madame), 2010
L’œuvre Arrangement According to Nature est une impression numérique montrant une vue en plongée de six espaces distincts. Le contenu clairement présenté dans les images va à l’encontre du fait qu’il est optiquement impossible de prendre une telle photo. Ces images fabriquées d’espaces intérieurs contiennent toute l’information sur le plancher et les quatre murs sans perspective clairement définie.
Alain Paiement est né et travaille à Montréal. Ses œuvres font partie des collections du Musée national des beaux-arts du Québec, du Musée d’art contemporain de Montréal et du Musée canadien de la photographie contemporaine, à Ottawa.
Joanne Tod, River Styx, 2009
L’œuvre River Styx est une huile sur toile de lin qui dépeint une installation permanente du Musée des beaux-arts de l’Ontario, une maquette de navire donnée par le philanthrope et collectionneur Ken Thomson. Le navire, en suspension, flottant dans un état d’apesanteur dans sa vitrine, crée une impression de détachement du monde. La toile River Styx est tirée de la série Kingdom Come de Joanne Tod qui explore le monde des musées et la façon dont ils présentent les objets.
Joanne Tod est née à Montréal, et elle vit et travaille actuellement à Toronto où elle enseigne les arts visuels à l’Université de Toronto.
Eliza Griffiths, Fast Runners, 2008
L’œuvre Fast Runners d’Eliza Griffiths, une huile sur toile, présente deux personnes, un homme et (probablement) une femme, fuyant un danger inconnu. Tirée de la série Action Paintings, cette toile « reflète l’espoir et l’aspiration dans l’adversité. Les formes exagérées du corps de la femme, en particulier, rappellent à la fois une radiation et une aspiration d’énergie au-delà des limites physiques du corps. » (Eliza Griffiths)
Eliza Griffiths est née à Londres, en Angleterre, et a grandi à Ottawa. Elle a obtenu un vif succès pour une série antérieure, Stories of Girls, qui examine les enjeux de l’identité socio-psycho-sexuelle des femmes. Ses œuvres ont fait l’objet de nombreuses expositions au Canada et à l’étranger. Elle vit et travaille actuellement à Montréal, et elle enseigne à l’Université Concordia.
Timootie Pitsiulak, Loadmaster, 2007
L’œuvre Loadmaster raconte un événement heureux de la communauté de Cape Dorset, au Nunavut, soit l’arrivée de son plus récent camion de vidange. Le grand format du dessin de Timootie Pitsiulak, au crayon de couleur et à l’encre sur papier, reflète la taille réelle du camion et l’importance qu’il revêt pour la communauté. Avec ses dessins, l’artiste est à l’avant-garde de l’art contemporain inuit.
Les œuvres de Timootie Pitsiulak ont été présentées sur la couverture du magazine Inuit Art Quarterly ainsi que dans une exposition au Musée des beaux-arts de l’Ontario. Il est né à Kimmirut (Lake Harbour), au Nunavut, et il vit et travaille à Cape Dorset.
Sanaz Mazinani, Woman Reading on the Bus, Tehran, Iran, 2006
De son œuvre Woman Reading on the Bus, Tehran, Iran, Sanaz Mazinani a déclaré : « Je refuse délibérément de romancer ma culture, et j’essaie d’éliminer l’image répandue de l’Autre – le désert, la femme voilée. » Cette photographie couleur de grand format d’une femme seule en train de lire, confortablement assise dans un autobus, portant du rouge à lèvres d’un rouge vif, son visage à découvert éclairé par un rayon de soleil, défie la croyance occidentale voulant que les femmes iraniennes aient très peu de liberté personnelle.
Sanaz Mazinani est née à Téhéran, en Iran. Elle est diplômée de l’Ontario College of Art and Design, et elle vit et travaille actuellement en Californie.
JJ Lee, Citri Immaturi, 2005
Le motif de chinoiserie, une interprétation coloniale de l’Extrême-Orient qui était populaire dans l’Europe du 17e siècle, constitue l’arrière-plan en coton de cette peinture à l’huile Citri Immaturi. Dans ce tableau complexe, comportant plusieurs couches superposées, JJ Lee juxtapose un ancien diagramme d’acupuncture chinois et un diagramme de la botanique occidentale présentant des oranges. « J’utilise un fruit, des racines et une imagerie florale comme métaphore du corps, où réside l’identité. »
JJ Lee est née et a grandi à Halifax, en Nouvelle-Écosse. Elle vit et travaille actuellement à Toronto où elle enseigne à l’Université OCAD.
Robert Fones, What the Locals Make, 2004
L’œuvre What the Locals Make est une photographie couleur sur aluminium. Selon la description de l’artiste, « les deux lanternes lunaires sont des visiteurs venus d’ailleurs pour explorer Toronto. » Ils réalisent qu’ils ne peuvent pas communiquer physiquement avec le public parce qu’ils n’ont pas de main. Ils peuvent seulement observer, leurs visages affichant une expression d’émerveillement. « Ce désengagement physique met en relief leur isolement par rapport à la culture qu’ils observent. »
Robert Fones a reçu un Prix du Gouverneur général en arts visuels et en arts médiatiques en 2011. Il est né à London, en Ontario, et il vit et travaille actuellement à Toronto.
Kent Monkman, Rebellion, 2003
L’œuvre Rebellion est une toile à l’acrylique de la série Eros and Empire. Kent Monkman a dit de cette œuvre : « Je joue avec les concepts de sexualité et de genre pour discuter des rapports de pouvoir entre les membres des Premières nations et les Européens. Je m’approprie les tableaux de paysages du 19e siècle et je crée des discours romantiques fictifs pour défier la subjectivité des artistes originaux. » Regardez Miss Chief Share Eagle Testickle, l’alter ego de Monkman, offrant une pomme aux soldats en retraite pour les attirer!
Kent Monkman est né à St Mary’s, en Ontario, a grandi à Winnipeg, et vit et travaille actuellement à Toronto. D’origine crie, il revendique l’expression assumée de la sexualité autochtone dans ses œuvres d’envergure faisant partie de nombreuses collections importantes, notamment au Peabody Essex Museum, au Musée des beaux-arts de Montréal, au Musée des beaux-arts du Canada et au Musée des beaux-arts de l’Ontario.
Jérôme Fortin, Solitude 1 (papier romans), 2002
L’œuvre Solitude 1 est une configuration de livres en forme de losange, dont chacune des pages est uniformément pliée vers un point central. Le geste répétitif et compulsif du pliage suggère une approche méditative à l’égard de la création artistique. Comme l’affirme le galeriste Pierre-François Ouellette, « en pliant chaque page de façon répétitive, Jérôme Fortin obtient un superbe effet de textures, de formes, de lignes, de rainures et de couleurs. »
Depuis 1996, Jérôme Fortin expose ses œuvres au Canada et à l’étranger. Il a notamment présenté des expositions individuelles à Prague, à Pretoria, à Tokyo, à Paris, à Toronto et à Montréal. Il est né à Joliette, au Québec, et il vit et travaille à Montréal.
Pao Quang Yeh, Wei, 2001
L’œuvre Wei, composée de 2 300 épinglettes du drapeau canadien sur une chemise asiatique traditionnelle pour enfant, était la contribution de Pao Quang Yeh à l'exposition de son groupe de diplômés à l'Université d'Ottawa. La dichotomie créée par la juxtaposition surprenante des matériaux – du tissu délicat et des épinglettes métalliques lourdes – trouve un équilibre dans les rapports mutuels de ceux-ci puisqu'il est évident que l'un appuie la réalité et le symbolisme de l'autre.
Pao Quang Yeh est né au Vietnam et il est arrivé au Canada alors qu'il était enfant. Il est actuellement agent de programme au Conseil des arts du Canada.
Edward Burtynsky, Shipbreaking #3, Chittagong, Bangladesh, 2000
L’œuvre Shipbreaking #3 d'Edward Burtynsky est une photographie énigmatique représentant un navire partiellement détruit baignant dans la lumière merveilleuse d’une fin de soirée ou des premières heures du jour. La présence d'une silhouette unique se protégeant des rayons du soleil à l'aide d'un parasol dissimule la difficulté et le danger liés à la récupération des matériaux du navire pour la revente. Selon l'artiste : « Ces images se veulent des métaphores du dilemme qui afflige notre existence moderne; elles visent à établir un lien entre l'attirance et la répulsion, la séduction et la peur... »
Deux des livres d’Edward Burtynsky, China (2005) et Quarries (2007), ainsi que le documentaire portant sur son œuvre, Manufactured Landscapes, ont valu à Edward Burtynsky de vibrants éloges. M. Burtynsky est Officier de l'Ordre du Canada. Il est né à St. Catherines, en Ontario, et il vit et travaille actuellement à Toronto.
Rosalie Favell, I awoke to find my spirit had returned, de la série Plain(s) Warrior Artist, 1999
On attribue souvent à Louis Riel, chef métis, la citation suivante : « Quand mon peuple s'éveillera, après un sommeil séculaire, ce sont les artistes qui l'animeront ». Également métisse, Rosalie Favell rend hommage à cette citation dans un tableau qui l'illustre sous les traits de Dorothée qui s'éveille dans sa propre maison sous le regard de Louis Riel dans la peau du Magicien d'Oz. Elle écrit : « Riel, prophétique, nous rappelle que tout ce dont nous avons besoin se trouve en nous, que tous les chemins nous ramènent à la maison et que le fait d'être authentique est la meilleure façon pour un peuple de retrouver sa fierté et sa dignité. »
Rosalie Favell est née à Saint-Boniface, au Manitoba, et elle vit et travaille à Ottawa.
Isabelle Hayeur, Décharge, 1998
Isabelle Hayeur crée ses photographies du point de vue d'un environnementaliste préoccupé par les changements qui surviennent dans le paysage et qui engloutissent ce qui existait autrefois. Selon l'artiste, la manipulation numérique utilisée dans Décharge « rappelle les interférences constantes causées par l'activité humaine sur les terres urbaines, rurales et sauvages et qui créent de nouveaux mondes qui nous étonnent et, souvent, nous dérangent. »
Isabelle Hayeur vit et travaille à Montréal.
Ed Pien, Invisible Sightings #1, #2, #3, 1997
L’œuvre Invisible Sightings (Taïwan) est composée de sérigraphies de dessins réalisés par Ed Pien après un séjour de quatre mois à Taïwan; il s'agissait de sa première visite depuis son immigration au Canada il y a 28 ans à l'âge de onze ans. En 2009, l'artiste écrivait : « Grâce au dessin, au découpage de papier et aux installations, j'explore le monde de la curiosité, de l'émerveillement et de l'enchantement en m'attardant particulièrement à l'étrange et au grotesque et en utilisant ces caractéristiques pour défaire des idées préconçues et célébrer la diversité... »
Ed Pien est né à Taïwan et il vit et travaille actuellement à Toronto.
Wanda Koop, Red Dot, 1996
L’œuvre Red Dot fait partie de la série Green Room, dans laquelle Wanda Koop fait audacieusement contraster des éléments de deux époques distinctes de la peinture, les paysages traditionnels européens et l’utilisation moderniste de formes géométriques bidimensionnelles. Avec Red Dot, les résultats sont particulièrement captivants et sereins.
Peintre et cinéaste de renom, Wanda Koop est née à Vancouver. Lorsqu’elle n’est pas occupée par l’un de ses nombreux voyages, elle demeure et travaille à Winnipeg. Elle est membre de l’Ordre du Canada (2006).
Jim Hart, Sound, 1995
Sérigraphie sur papier chiffon, Sound est typique des motifs linéaires du peuple Haïda, sur la côte Nord-Ouest du Canada.
Joaillier, sculpteur, estampiste et designer, Jim Hart a commencé sa carrière comme apprenti du légendaire Bill Reid. Après avoir sculpté son premier totem important en 1999, en l’honneur de sa famille, il a reçu son nom comme chef héréditaire Haïda, 7idansuu. Il est né dans le Clan de l’Aigle à Old Massett, aux Haida Gwaii (anciennement les îles de la Reine-Charlotte). Il exerce maintenant ses activités à Old Massett et à Vancouver. En 2011, sa sculpture de bronze, The Three Watchmen, s’est vu accorder une place de choix à l’extérieur du Musée des beaux-arts du Canada, sur l’avenue cérémoniale de la Confédération de la capitale nationale.
Tony Scherman, Macbeth Witch #1, 1994
L’œuvre de Scherman, Macbeth Witch #1, illustre bien l’intérêt de l’artiste envers le « paysage facial ». Dans cette œuvre, il transforme une beauté du magazine Vogue avec de la peinture et de l’encaustique (pigment allié à de la cire chaude). Décentré et découpé de façon asymétrique, le visage semble se dissoudre et se recréer; il devient un commentaire sur « les conditions aberrantes de l’expérience ».
Tony Scherman est reconnu à l’échelle internationale. Comme artiste, critique et conférencier, il travaille beaucoup en Amérique du Nord et en Europe. Il réside et travaille à Toronto.
Source : Karen Antaki, Tony Scherman: Banquo’s Funeral
Joe Fafard, Clarisse III, 1993
Sculpture en acier inoxydable peint et découpé au laser, Clarisse III représente une vache. « Je ne peux expliquer ce qui me pousse à faire ces choses, mais je continue à les faire quand même. C’est une bonne façon de vivre et de gagner ma vie. J’en suis plutôt satisfait. » (Joe Fafard, 2008)
Joe Fafard est né à St. Marthe, en Saskatchewan; il vit et travaille près du village de Lumsden, en Saskatchewan. Au nombre des distinctions qu’il a remportées, mentionnons sa nomination comme officier de l’Ordre du Canada (1981). Ses œuvres se trouvent dans de nombreux immeubles importants partout au Canada et comprennent sa plus récente installation de Running Horses en face du Musée des beaux-arts du Canada, à Ottawa.
Geneviève Cadieux, Blues, 1992
Photographie couleur de grand format, Blues est typique de l’œuvre de l’artiste qui « exploite l’iconographie du corps, remet en question l’identité et les difficultés qui découlent des communications interpersonnelles, du désir, de la perte et de l’angoisse ».
Geneviève Cadieux vit et travaille à Montréal. Parmi ses plusieurs distinctions, elle a représenté le Canada à la Biennale de Venise (1990) et a reçu un Prix du Gouverneur général en arts visuels et en arts médiatiques (2011).
Source : Femmes à l’honneur : Leurs réalisations, Bibliothèque et Archives Canada
Carl Beam, Burying the Ruler #1, 1991
Œuvre à base photographique sur toile, Burying the Ruler #1 fait appel au processus de la photo-émulsion et à la peinture acrylique. Cette œuvre poursuit un projet commencé par l’artiste en République dominicaine en 1989 et qui avait été présentée comme l’image centrale d’une vidéo sur la disparition du peuple Taíno de ce pays. Cette œuvre de grand format confirme l’importance de l’autoportrait comme voie d’exploration de l’identité personnelle.
Carl Beam était le fils de Barbara Migwans, une Ojibway de West Bay sur l’île Manitoulin, dans le nord ontarien, et d’Edward Cooper, un soldat américain qui a perdu la vie alors qu’il était prisonnier de guerre pendant la Seconde Guerre mondiale. Cet artiste de renom est le premier artiste autochtone de qui le Musée des beaux-arts du Canada a acheté une œuvre. Il a reçu un prix du Gouverneur général en arts visuels et en arts médiatiques en 2005 et est décédé plus tard durant la même année à West Bay.
Betty Goodwin, Il est interdit d’apprendre (Steel Chairs), 1990
L’œuvre de Betty Goodwin, peut-être surtout connue pour ses dessins, comprend également des collages, des sculptures, des gravures, des peintures, des assemblages et des eaux-fortes. L’œuvre Il est interdit d’apprendre (Steel Chairs) est une sculpture en acier en trois dimensions composée de plaques d’acier et de barres allongées faisant référence aux lignes et aux gestes déstabilisés de ses dessins et occupant une relation similaire avec l’espace environnant.
Betty Goodwin a représenté le Canada dans le cadre de nombreux événements internationaux importants : la Biennale internationale de gravure de Tokyo en 1974; la Biennale des arts graphiques de Ljubljana en 1975; la Biennale de São Paulo en 1989; et la Biennale de Venise en 1995. En 2003, elle a reçu un Prix du Gouverneur général en arts visuels et en arts médiatiques du Conseil des arts du Canada, ainsi que l’Ordre du Canada. Betty Goodwin a vécu et travaillé à Montréal jusqu’à son décès en 2008.
John Hartman, The North Shore, 1989
L’œuvre The North Shore de John Hartman est un tableau composé de coups de pinceau expressifs : brun-noir pour le continent, bleu-noir pour les eaux sombres du lac Supérieur et turquoise pâle pour la rivière. Ces couleurs indiquent les lieux; les dessins symboliques peints sur les surfaces colorées sont toutefois moins concrets. Il est difficile de savoir si The North Shore représente un moment précis. Quelle histoire peuvent suggérer un crucifix, un cimetière, un poisson, une usine crachant de la fumée, des tentes en toile et un chat?
John Hartman est né à Midland, en Ontario. Il vit et travaille à Penetanguishene, en Ontario. Ses œuvres figurent dans de nombreuses collections de musées et d’entreprises.
General Idea, série d’oeuvres de The Armoury of the Miss General Idea Pavilion: The Standards, 1988-1991
Cette série d’oeuvres de The Armoury of the Miss General Idea Pavilion: The Standards consiste de dix blasons en fibre. Le blason, comme icône culturelle populaire, témoigne de la réussite personnelle dans un champ d’activité donné. L’utilisation de ce concept par General Idea « provoque une réflexion sur la sexualité, et plus particulièrement sur la diversité sexuelle dans le monde artistique ». Ces blasons comptent parmi les nombreuses œuvres de General Idea à avoir défié les politiques de censure au Canada à cette époque.
AA Bronson a vécu et travaillé au sein du collectif d’artistes General Idea de 1969 jusqu’au décès de ses deux partenaires, Jorge Zontal et Felix Partz. Depuis 1999, AA Bronson fait des expositions solos sous son propre nom. M. Bronson a remporté de nombreux prix, notamment le Prix du Gouverneur général en arts visuels et en arts médiatiques en 2002, en plus d’être nommé Officier de l’Ordre du Canada en 2008. AA Bronson est né à Vancouver, et vit actuellement à Toronto et à New York.
*Entrevue Twitter, AA Bronson, 2 août 2011.
FASTWÜRMS, Chew or Die, 1987
Au milieu des années 1980, le duo FASTWÜRMS a créé de nombreuses gravures sur linoléum sur des linges à vaisselle trouvés. L’œuvre Chew or Die présente une éruption volcanique, une chute, un arbre déraciné et un castor portant une chaussure. FASTWÜRMS suggère que « l’abondance de l’imagerie procure au public des possibilités illimitées de plaisir visuel et de magasinage esthétique personnel. Notre sensibilité est une extension du monde naturel qui déteste le vide mais qui apprécie la profusion » [traduction libre]. Avec cette abondance d’éléments visuels, les visiteurs ne peuvent faire autrement que d’y trouver une résonance!*
Le duo FASTWÜRMS a été formé en 1979 par les artistes Kim Kozzi et Dai Skuse. Ces derniers ont exposé et créé des installations et commandes publiques, ainsi que des projets vidéo et cinématographiques partout au Canada et aux États-Unis, en Corée et au Japon. Ils sont établis à Toronto et à Creemore, en Ontario.
*http://www.darylvocat.com/xtra-fastwurms.htm
Evergon, Arachne, 1986
Le portrait d’Evergon de la tisseuse Arachne, entourée de magnifiques étoffes, nous rappelle le défi qu’elle a lancé à la déesse Athéna, puis son décès, ainsi que sa renaissance sous forme d’araignée. Arachne est une photographie Polaroid qui a été agrandie pour faire plus de huit pieds de hauteur; un processus qu’Evergon a commencé à utiliser au milieu des années 1980 et dont il est un pionnier.
Evergon a obtenu de nombreuses subventions au cours de sa vaste carrière, dont plusieurs du Conseil des arts du Canada. Ses œuvres ont été exposées à l’échelle nationale et internationale, et ont notamment fait l’objet d’une rétrospective d’envergure au Musée des beaux-arts du Canada. Evergon est né à Niagara Falls, en Ontario, et vit et travaille à Montréal.
Eleanor Bond, IV Converting the Powell River Mill to a Recreation and Retirement Centre, 1985
Le défi d’Eleanor Bond pour la création d’une œuvre monumentale comme IV Converting the Powell River Mill to a Recreation and Retirement Centre était de réduire les bâtiments à des structures de jeux dans un vaste paysage urbain, comme s’il s’agissait d’une vue aérienne. Mesurant plus de onze pieds, la taille et l’échelle de l’œuvre créent un portrait intime de l’espace tout en faisant un énoncé politique au sujet de l’aménagement des villes à l’ère postindustrielle.
Eleanor Bond vit et travaille à Winnipeg.
David Alexander, Beaver Creek, 1984
L’œuvre Beaver Creek est une toile à l’acrylique. La capacité de ce médium d’agir avec la fluidité de l’aquarelle et la solidité de l’huile, convient au rendu de la qualité de la lumière des paysages de la Colombie-Britannique pour lesquels David Alexander est reconnu.
David Alexander est né à Vancouver. Il vit et travaille actuellement dans le district de Lake Country, en Colombie-Britannique.
Marlene Creates, Sleeping Places on Nine Islands, Scotland 1983, 1983
Extrait de Sleeping Places on Nine Islands, Scotland 1983
L’œuvre Sleeping Places on Nine Islands de Marlene Creates consiste en neuf photographies en noir et blanc d’un sol gazonné légèrement perturbé qui ont été prises dans les régions éloignées de l’Écosse. Les indentations subtiles dans l’herbe indiquent les endroits précis où Marlene Creates a dormi à la belle étoile.
L’œuvre de Marlene Creates, qui a fait partie d’un mouvement appelé le land art, attire l’attention sur la fragilité de l’environnement naturel.
Marlene Creates est née à Montréal. Elle vit et travaille actuellement à Portugal Cove, à Terre‑Neuve.
Shelagh Keeley, Sounds of the Night Garden #4, 1982
Sounds of the Night Garden #4 est un dessin au crayon gras noir sur papier. Faisant partie d’une série de Shelagh Keeley sur le même thème, l’œuvre évoque les dessins au crayon d’un enfant et rappelle les créatures effrayantes des cauchemars de l’enfance.
Shelagh Keeley est née à Oakville. Elle vit et travaille actuellement à New York et à Toronto.
Aganetha Dyck, Close Knit, 1976-1981
Photo: Martin Lipman
L’œuvre Close Knit est une installation composée de nombreux chandails minuscules, qui étaient à l’origine de taille adulte, et qui ont rétréci par suite de lavages répétés. Aganetha Dyck dispose les chandails miniatures comme des objets se chevauchant pour ressembler à des vertèbres. Préoccupée par les rôles et pratiques des femmes, Aganetha Dyck est surtout connue pour son travail avec les abeilles et la cire d’abeille. Cette activité et cette matière ont défini son œuvre tout au long des années 1990.
Aganetha Dyck a reçu un Prix du Gouverneur général en arts visuels et en arts médiatiques en 2007. Elle vit et travaille à Winnipeg.
Jean McEwen, Rose et Jaune no 4, 1980
Le tableau Rose et Jaune no 4 est une toile luxuriante à l’huile composée de couches de couleurs qui cachent et révèlent simultanément une structure formelle d’espace infini. L’œuvre de McEwen crée un sentiment de tension et de confusion chez l’observateur – sa surface estompée suggère un premier plan et un arrière-plan ne se solidifiant jamais.
Jean McEwen, qui est décédé en 1999, a travaillé à Montréal pendant toute sa carrière. Il fait partie du groupe d’artistes du Québec qui ont mis la peinture abstraite à l’avant-plan dans les années 1950 et 1960.
Michael Snow, Bees Behaving on Blue, 1979
L’œuvre Bees Behaving on Blue est une photographie couleur d’abeilles mortes disposées en cercle sur un fond bleu. Michael Snow a découvert les abeilles mortes dans son chalet de Terre-Neuve lorsqu’il y est retourné au printemps, et a créé cet arrangement rappelant une couronne funéraire.
Snow considère son travail en tant que sculpteur, cinéaste, musicien, photographe et peintre comme des pratiques artistiques fondamentalement interreliées. Sa vision, absolument unique, est fondée sur un sens inhérent de la recherche et du jeu.
Snow a obtenu de nombreuses reconnaissances à l’échelle nationale et internationale, notamment le Prix du Gouverneur général en arts visuels et en arts médiatiques en 2000. Il vit et travaille à Toronto.
Claude Tousignant, 1-78-102, 1978
L’œuvre 1-78-102 de Claude Tousignant consiste en deux toiles circulaires composées de trois cercles concentriques monochromatiques qui semblent entrer et sortir de leurs propres espaces circulaires, créant ainsi une vibration optique.
Tousignant a été nommé officier de l’Ordre du Canada en 1976 et a reçu le Prix du Gouverneur général en arts visuels et en arts médiatiques en 2010. Il vit et travaille à Montréal.
Victor Cicansky, Potted Cabbage, 1977
L’œuvre Potted Cabbage de Victor Cicansky est un chou en céramique plus grand que nature dans un pot à fleurs rouge en terre cuite. Vibrante et sensuelle, cette œuvre rompt avec l’utilisation traditionnelle de l’argile comme médium réservé aux objets domestiques utilitaires.
Pendant les années 1960 et 1970, Cicansky et d’autres céramistes d’art de Regina, inspirés par le mouvement artistique funk de la Californie, ont créés des sculptures d’argile amusantes et irrévérencieuses ayant pour thème leur passion pour les traditions de leur communauté et leur amour de la terre.
Cicansky a reçu l’Ordre du Canada en 2009. Il vit et travaille à Regina, en Saskatchewan.
Maxwell Bates, Party, 1976
Party, une toile au fusain et à l’huile, a été créée par Maxwell Bates vers la fin de sa vie. Cette œuvre exprime l’expérience profondément humaine de se sentir seul dans un groupe.
Bates, vétéran de la Deuxième Guerre mondiale, est un produit de son époque et de ses influences. Il a été l’étudiant de l’illustre Max Beckman et a aussi été influencé par les œuvres des impressionnistes français.
Maxwell Bates est né à Calgary et a étudié au Royaume-Uni et à New York. Il est décédé à Victoria, en C.-B., en 1980.
N.E. Thing Co., A Painting to Match the Couch, 1974-75
A Painting to Match the Couch consiste en un tapis, une table, une lampe et un sofa et une photographie du tapis, de la table et du sofa dans un cadre doré très travaillé. L’œuvre remet en question la perception de l’art comme simple élément de décoration.
Pendant les années 1970 et au début des années 1980, de nombreux artistes ont créé des installations mettant en évidence un concept social ou politique unique, en utilisant des objets du quotidien ou des matériaux trouvés.
Iain Baxter, l’un des deux artistes de N.E. Thing Co., est né au Royaume-Uni, a grandi en Alberta, a étudié aux États-Unis et au Japon, et vit présentement à Kingsville, en Ontario. Il a reçu le Prix du Gouverneur général en arts visuels et en arts médiatiques en 2004.
Suzy Lake, Suzy Lake as Bill Vazan, 1974-75
L’œuvre Suzy Lake as Bill Vazan est formée de six photographies en noir et blanc montrant l’artiste se métamorphosant en un autre artiste canadien, Bill Vazan, par l’ajout d’une moustache. Vazan est la célébrité dans cette utilisation, par Suzy Lake, de multiples images à la façon de Warhol.
Cette œuvre représente l’accroissement de la conscience de soi et les questions d’identité qui ont pris une place centrale dans l’œuvre de nombreux artistes canadiens pendant les années 1970.
Suzy Lake est née aux États-Unis et vit présentement à Toronto.
Rita Letendre, Méar, 1973
L’œuvre Méar, de Rita Letendre, acrylique sur toile combinant lignes, lumière et couleurs, est représentative du mouvement coloriste abstrait du Québec des années 1950 et 1960. L’artiste a adopté les principes des Automatistes et a développé un concept directionnel abstrait qui est devenu la structure formelle de ses œuvres pendant de nombreuses années.
Rita Letendre, dont l’œuvre comprend également des gravures, ainsi que des tableaux peints à l’aérographe ou à la spatule, a reçu un Prix du Gouverneur général en arts visuels et en arts médiatiques en 2010. Elle a vécu et travaillé à Montréal, et est présentement établie à Toronto.
Joyce Wieland, Maple Leaf Forever II, 1972
Maple Leaf Forever II de Joyce Wieland est l’œuvre la plus appropriée pour représenter la toute première année de la Banque d’œuvres d’art. Créée en 1972, cette œuvre bien connue de l’une des artistes les plus renommées du Canada illustre des lèvres de femme, légèrement colorées, en train de prononcer une chanson patriotique. L'œuvre est encadrée et disposée de façon à évoquer le cinéma et le film d’animation. Les lèvres sont apposées sur un fond matelassé dont le surpiquage a pour motif des feuilles d’érable entremêlées. Cette œuvre est tout aussi représentative du travail de Joyce Wieland qu’éminemment canadienne.
Mme Wieland, dont la pratique comprend la peinture, les arts textiles, le collage et le cinéma, a reçu le Prix Victor-Lynch-Staunton de 1972. Elle a vécu à Toronto et à New York, et est décédée en 1998.
La collection de la Banque d’œuvres d’art comprend plus de 20 œuvres de Joyce Wieland, notamment des peintures et des œuvres textiles et de broderie.
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